Aperçu de l'exposition L'art du sport en images

PARTAGER
 
Image d'accroche
L'art du sport
Paragraphes
Expo
Image
Expo
Texte

L’affiche d’art en majesté

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale l’École de Paris rayonne dans le monde. L’affiche d’art se développe et rencontre un succès grandissant sous l’impulsion des galeries d’art. Réalisée par les artistes présentés par ces galeries, elle prend en compte le format, la composition, les techniques d’impression propres à l’affiche, et est également tirée en nombre limité réservé aux amateurs d’art. Il s’agit le plus souvent de lithographie plus rarement de linogravure. Dans les années soixante, l’épicentre de la création des arts plastiques se déplace à New-York et dans une moindre mesure à Londres. Elle donne une nouvelle dynamique au genre du poster édité par de grandes galeries telle Leo Castelli à New-York. Les musées suivent le mouvement. L’affiche d’art devient un objet de décoration, offrant la reproduction d’œuvres d’artistes reconnus à des prix abordables. Devant l’intérêt du public, le CIO demande à 26 artistes internationaux de célébrer les Jeux Olympiques de Munich de 1972, ouvrant la voie à d’autres institutions sportives ou politiques. C’est le cas du tournoi de Tennis de Roland-Garros à partir de 1980 avec la galerie Maeght, aventure qui se poursuit de nos jours avec la galerie Lelong de Paris, ou encore de la coupe du monde de football qui s’est déroulée en Espagne en 1982. La relation entre art et sport remonte aux origines des jeux anciens quand les poètes chantaient les louanges des héros. Des concours artistiques ont eu lieu des Jeux de 1912 à 1948. Depuis, l’organisation d’une exposition artistique est exigée par le CIO. L’affiche d’art hérite de cette tradition.

--

Aik Soon Heng 1,2,3. Go ! J.O d’été Pékin 2008

L’auteur exprime la quintessence du mouvement de l’athlète indiquant l’objectif à atteindre, le podium mythique. Chaque chiffre est disposé sur la totalité de l’affiche par le geste continu du calligraphe. Modernité de l’image, tradition du trait, les chiffres arabes se devinent sous l’énigme de l’idéogramme chinois. L’art et le graphisme se fondent en une image plus suggestive que directive.

Collection Le Signe, centre national du graphisme, Chaumont.

Image
Expo
Texte

Mundial 1982 Espagne

Après la disparition de Franco (1892-1975), il s’ensuivit une période dite de transition démocratique sous le règne de Juan Carlos 1er, avec pour toile de fond artistique La Movida. La coupe du monde de football de 1982 attribuée à l’Espagne est l’occasion de fêter le retour à la démocratie. Les villes hôtes demandent, chacune, à un artiste renommé de réaliser une affiche, réaffirmant ainsi leur identité propre dans un contexte de fort développement économique. Parmi ces artistes Antoni Tàpies et Eduardo Arroyo s’étaient fortement impliqués dans la lutte antifranquiste. 1982 marque aussi les débuts de l’International Sport and Leisure (ISL) agence créée par Horst Dassler qui sera au cœur d’un vaste système de rétrocommissions à l’origine d’un scandale planétaire quelques années plus tard. Les affiches réalisées pour le Mondial 1982, devenues mythiques, sont l’œuvre de :

Valerio Adami, Valence ; Pierre Alechinsky, Alicante ; Eduardo Arroyo, Madrid ; Pol Bury, Oviedo ; Erró, La Corogne ; Jean-Michel Folon, Saragosse ; Jiří Kolář, Elche ; Jacques Monory, Vigo ; Antonio Saura, Séville ; Antoni Tàpies, Barcelone ; Gérard Titus-Carmel, Giròn ; Roland Topor, Malagà ; Vladimir Veličković, Valladolid.

L’affiche principale du Mondial 1982 commandée à Joan Mirò rencontra un tel succès que l’office de tourisme espagnol décida d’adopter pour logo le graphisme de « España » et le fameux soleil rouge cerclé de noir.

Collection Michel Bouvet.

Image
Expo
Texte

Michel Quarez (1938 - ) France

Michel Quarez est une grande figure de l’affiche française. D’abord étudiant du suisse Jean Widmer à l’Ensad Paris, il a été l’un des premiers étudiants français à suivre le séminaire d’Henryk Tomaszewski, aux Beaux-Arts de Varsovie, au début des années 1960. Il y  trouve la confirmation que l’affichiste peut s’affirmer en tant qu’auteur en exprimant un point de vue personnel. Il se rend ensuite à New-York où Andy Wharol et le Velvet Underground explosent de créativité. Revenu en France, il exprime son engagement social et politique en travaillant pour des collectivités territoriales et des structures culturelles. A la différence des affiches des artistes peintres et plasticiens de la série España 82, Michel Quarez évoque l’identité de la Ville de Saint-Denis qui accueille des rencontres et la finale de la coupe du monde de football 1998. Une ville dont la jeunesse ne dédaigne pas de frapper dans un ballon. Un joueur joue avec sa tête en référence à Saint-Denis, premier évêque de Paris probablement décapité dans les premiers siècles de notre ère. Cette dernière affiche n’est pas sans rappeler la fameuse toile « Les footballeurs » de Nicolas de Staël.

Collection Centre du graphisme d’Échirolles.

--

Alain Le Quernec (1944 - ) Argentine, les stades sont-ils propres ? (1976) France

La junte militaire qui tient sous sa dictature l’Argentine depuis 1976 (jusqu’en 1983), hérite de l’organisation de la coupe du monde de football. Un mouvement de boycott s’organise, sans succès, malgré les appels de Jean-Paul Sartre, Louis Aragon, Marek Halter… Du foot, rien que du foot ! Le Général Jorge Rafael Videla savoure la victoire totale de l’équipe d’Argentine qui remporte le championnat. « Les vols de la mort » peuvent reprendre. On dénombrera environ 30 000 victimes en 1983.

Collection Centre du graphisme d’Échirolles.

Image
Expo
Texte

Phil Galloway (1981- ) Royaume-Uni

Passionné de football et pratiquant assidu, Phil Galloway consacre la plus grande partie de son travail au sport. Admirateur de Caravage (1571-1610), il pastiche les tableaux du maître du Baroque italien et de quelques-uns de ses contemporains. Substituant matériels et logiciels numériques à l’attirail traditionnel du peintre, il met en scène les stars mondiales du sport dans des poses et des postures inspirées de l’univers baroque. Ses créations répondent à des commandes d’illustrations. Celles-ci illustrent la coupe du monde de football 2018 pour le média numérique Bleacher Report. Phil Galloway n’hésite pas à couronner Harry Kane, faisant de Neymar, Ronaldo et Messi ses vassaux. La coupe du monde de football est-elle autre chose que cette bataille héroïque que se livrent les mercenaires de tous les pays sous leurs couleurs nationales ? Cristiano Ronaldo, distingué par cinq ballons d’or donne la leçon à quatre grands joueurs qui rêvent de gloire.

Tirages réalisés avec l’autorisation de l’auteur et de Bleacher Report.

Collection Centre du graphisme d’Échirolles.

Image
Expo
Texte

Alain Bar (1947-) Graveur France

Deux gravures pour la coupe du monde de football 1998 qui s’est déroulée en France. Commandées par la FIFA elles ont donné lieu à un tirage d’affiches.

Prêt de Fabrice Montoya.

Image
Expo
Texte

Zoran Lucić (1981 - ) Serbie

Né en Serbie, Zoran Lucić a grandi en Bosnie et en Hongrie avant d’étudier le design graphique à l’université de Bïjeljina en Bosnie. Sculpteur à ses débuts, puis passionné de typographie, il est aujourd’hui graphiste indépendant. Il est l’auteur d’une série d’affiches de sportifs éditées par Sergeant Paper également déclinées en une collection textile. Fondée par des passionnés d’art et de graphisme, Sergeant Paper s’inscrit dans la lignée des galeries d’art éditrices d’affiches et de posters. Les œuvres présentées appartiennent à la série « Sucker for Soccer » éditée en 2013 et complétée depuis.

Collection Centre du graphisme d’Échirolles. Don de l’auteur.

Image
Expo
Texte

Gwenn Dubourthoumieu (1978 - ) Sierra Leone Amputee Sports Club

Un master en « aide humanitaire » en poche, Gwenn Dubourthoumieu part travailler en Afrique dans les domaines de la logistique et de la coordination de projets auprès d’organisations non gouvernementales (ONG). Ayant découvert la force de l’image par la photographie, il décide de poursuivre son engagement sur des sujets de société, particulièrement liés aux droits de l’homme. Ses reportages souvent récompensés sont publiés dans la presse française et internationale. Ses photographies de la série Sierra Leone Amputee Sports Club ont été publiées par la revue Desports n°4, en mai 2014. Déclenchée par le Front Révolutionnaire Uni (RUF) la guerre civile en Sierra Leone (1991-2002) a causé 120 000 morts et des milliers de civils mutilés. Plus de 10 000 d’entre-eux ont été amputés pour l’exemple par les rebelles du RUF. Le Sierra Leone Amputee Sports Club est né dans un camp humanitaire à Aberdeen regroupant 430 amputés. S’entraînant régulièrement sur une plage, les jeunes joueurs du SLASC sont devenus par leur courage un exemple pour la nation. Vivant dans des maisons de tôle dans des bidonvilles, dépendant encore souvent de l’aide humanitaire, ils ont retrouvé l’estime de soi, et une place dans la communauté nationale grâce au football. Qu’ils jouent pour la paix lors de matchs de gala ou dans les quartiers pauvres et violents ils forcent l’admiration et redonnent au football et au sport leurs lettres de noblesse. Le SLASC a accueilli en 2007 la première coupe d’Afrique des nations pour footballeurs amputés.

Collection Centre du graphisme d’Échirolles.

Image
Expo
Texte

Coupe du monde féminine de football du 7 juin au 7 juillet 2019 Graphisme, agence Comback,France

L’affiche officielle de la Coupe du monde féminine a été dévoilée au public le 8 mars 2019 à Paris à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes. Réalisée par l’agence Comback, elle veut affirmer par le choix de ses symboles les idéaux de liberté et d’émancipation des femmes d’aujourd’hui partout dans le monde. La bonne intention ne suffit pas à réduire les inégalités de salaires et de traitement médiatique entre les sports masculin et féminin. Sans parler des conditions sévères et restrictives de la pratique sportive, parfois l’interdiction, faites aux femmes dans certaines parties du monde.

Collection Centre du graphisme d’Échirolles.

--

Coupe du monde féminine de football Direction de publication Patrick Lévy. Direction artistique et mise en page Frédéric Schmidtt. Grenoble 2019 France

Grenoble a été l’une des 9 villes hôtes de la Coupe du monde féminine 2019, accueillant 5 matchs. Les deux affiches exposées reprennent la symbolique des « bulles » du téléphérique de Grenoble Bastille. Le magazine (H) auteurs, trimestriel de l’UGA (université Grenoble Alpes) et de ses partenaires du site grenoblois, s’est emparé de la question de « la lente féminisation du sport » dans son numéro 07/Été 2019. Une longue histoire de combats contre les préjugés et les stéréotypes de toute sorte. L’égalité femme/homme reste un objectif à atteindre dans le sport comme dans bien d’autres domaines. Le moment de briller est une affiche de communication relativement conventionnelle. Grenoble ville hôte s’apparente à une œuvre artistique. Les deux affiches, non signées, ont été commandées par Grenoble-Alpes Métropole.

Collection Centre du graphisme d’Échirolles.

Image
Expo
Texte

Germán Montalvo (1956 - ) 11 sobre 11 Mexique

Après avoir étudié le graphisme dans l’État de Veracruz au Mexique, Germán Montalvo poursuit sa formation en Italie, à la Scuola del Libro de Milan. Il développe ensuite sa création dans de nombreux domaines : livre, céramique, bijouterie, mobilier, mais l’affiche est son moyen d’expression privilégié. La série 11 sobre 11 (11 sur 11) consacrée aux demi-dieux du football fusionne graphisme et sport dans un geste artistique. L’humour en plus. L’idée est née de la lecture d’un article sur la liberté guidant le peuple de Delacroix. Le collage tisse un sens ludique et simple entre l’histoire de l’art et le sport le plus populaire. La juxtaposition d’univers, que tout semble séparer, désacralise l’art, ou mieux sacralise les grands footballeurs.

Collection Centre du graphisme d’Échirolles. Don de l’auteur.

Image
Expo
Texte

Etienne Robial (1945- ) France

Graphiste, directeur artistique, éditeur, enseignant, Etienne Robial est une grande figure du graphisme en France. Sa carrière exceptionnelle l’a conduit à explorer les diverses facettes du design graphique : des projets d’édition plus ou moins confidentiels à « l’habillage » de grandes chaînes de télévision telles Canal + et  M6, en passant par les versions successives du logo du PSG (Paris Saint-Germain).

Charte graphique du journal L’Équipe ; Conception du logo PSG ; Étapes de réalisation du logo de la FFBB ;

Films :

 - Canal +, HABILLAGE 3 2003 ; Musique : Stephane Saunier & Florent Barbier.

- 30 ans Canal +, ENTER THE « TYPOGRAPHIC » VOID ; Direction artistique Canal + ;

Hommage au générique d’ouverture du film de Gaspard Noé « Enter the void ». Libre adaptation et melting pot de logotypes ayant traversé trois décennies de télévision. Référence également à Etienne Robial qui a adopté le noir comme unique référence à l’écran.

Credits : LFO - « FREAK » (WARP MUSIC/EMI MUSIC PUBLISHING). Prêt de l’auteur.

Image
Expo
Texte

Etienne Robial (1945- ) France

Graphiste, directeur artistique, éditeur, enseignant, Etienne Robial est une grande figure du graphisme en France. Sa carrière exceptionnelle l’a conduit à explorer les diverses facettes du design graphique : des projets d’édition plus ou moins confidentiels à « l’habillage » de grandes chaînes de télévision telles Canal + et  M6, en passant par les versions successives du logo du PSG (Paris Saint-Germain).

Charte graphique du journal L’Équipe ; Conception du logo PSG ; Étapes de réalisation du logo de la FFBB ;

Films :

 - Canal +, HABILLAGE 3 2003 ; Musique : Stephane Saunier & Florent Barbier.

- 30 ans Canal +, ENTER THE « TYPOGRAPHIC » VOID ; Direction artistique Canal + ;

Hommage au générique d’ouverture du film de Gaspard Noé « Enter the void ». Libre adaptation et melting pot de logotypes ayant traversé trois décennies de télévision. Référence également à Etienne Robial qui a adopté le noir comme unique référence à l’écran.

Credits : LFO - « FREAK » (WARP MUSIC/EMI MUSIC PUBLISHING). Prêt de l’auteur.

Image
Expo
Texte

Etienne Robial (1945- ) France

Graphiste, directeur artistique, éditeur, enseignant, Etienne Robial est une grande figure du graphisme en France. Sa carrière exceptionnelle l’a conduit à explorer les diverses facettes du design graphique : des projets d’édition plus ou moins confidentiels à « l’habillage » de grandes chaînes de télévision telles Canal + et  M6, en passant par les versions successives du logo du PSG (Paris Saint-Germain).

Charte graphique du journal L’Équipe ; Conception du logo PSG ; Étapes de réalisation du logo de la FFBB ;

Films :

 - Canal +, HABILLAGE 3 2003 ; Musique : Stephane Saunier & Florent Barbier.

- 30 ans Canal +, ENTER THE « TYPOGRAPHIC » VOID ; Direction artistique Canal + ;

Hommage au générique d’ouverture du film de Gaspard Noé « Enter the void ». Libre adaptation et melting pot de logotypes ayant traversé trois décennies de télévision. Référence également à Etienne Robial qui a adopté le noir comme unique référence à l’écran.

Credits : LFO - « FREAK » (WARP MUSIC/EMI MUSIC PUBLISHING). Prêt de l’auteur.

Image
Expo
Texte

Desports Éditions du sous-sol (2012-2017) Adrien Bosc, éditeur, gr20, conception graphique

La revue Desports est née de la volonté de l’éditeur Adrien Bosc et de la rencontre avec les jeunes graphistes de l’atelier gr20. Malgré sa courte vie, dix numéros et un hors-série, la revue fait honneur à la presse écrite sportive. Se réclamant du célèbre journaliste Albert Londres, elle raconte les grandes épopées sportives entre journalisme et littérature et renoue avec la tradition du récit. C’est, comme l’affirme ses créateurs, « le premier magazine de sport à lire avec un marque-page ». Si les grands enjeux historiques et sociétaux sont abordés, la typographie soignée fait lien entre le recul littéraire et le mouvement inhérent aux sports. Jeux graphiques et typographiques au service des archives sportives et des photoreportages actuels resserrent avec subtilité les liens un peu distendus entre sport, journalisme et littérature. La revue s’est achevée prématurément dans une promesse de renouveau. Sa disparition souligne les difficultés économiques de ce type d’entreprise et de l’édition en général.

Collection particulière.

Image
Expo
Texte

Entorse (2017 à 2020) Stéphane Peaucelle-Laurens, directeur de la revue, Helmo, conception graphique

Entièrement consacrée au Basket, la revue Entorse a les dimensions du sujet qu’elle traite : grandes, très grandes, 30x38 cm. Diffusée en ligne, sans un centime de subvention, elle ambitionne de valoriser la culture sportive qui « vaut autant que la culture mathématique, littéraire ou philosophique ». Le traitement graphique imaginé par l’atelier Helmo est à la hauteur de l’ambition. Un Pantone orange et une encre de sérigraphie gonflante donnent à la couverture du premier numéro la texture d’un ballon de basket. Le logotype s’inspire du marquage au sol du terrain de basket, tandis que la typographie diversifiée rythme les pages avec la fulgurance d’une passe réussie. Le numéro 3 vient de paraître imprimé par l’imprimerie des Deux-Ponts, Manufacture d’Histoires. Souhaitons à ses créateurs de trouver les fonds nécessaires à la poursuite de cette belle aventure.

Collection Centre du graphisme d’Échirolles. Don des auteurs.

Image
Expo
Texte

Interbrand - Identité visuelle de la Juventus

L’identité visuelle de la Juventus a fait peau neuve en 2017. L’agence Interbrand s’est inspirée des fameuses bandes verticales en noir et blanc qui portent la réputation du club depuis 120 ans. Un J blanc stylisé redoublé d’une courbe blanche sur fond noir prend la relève. L’abandon du taureau cabré des armoiries de la ville de Turin manifeste l’intention d’un logo plus adapté aux exigences du développement international d’une marque, fût-elle un club emblématique de football. Une modernisation conduite par Paolo Insinga, directeur créatif de l’antenne italienne de l’agence internationale Interbrand.

Collection Centre du graphisme d’Échirolles. Dons de Juventus, Italie et d’Interbrand.

Image
Expo
Texte

Etienne Robial (1945- ) France

Graphiste, directeur artistique, éditeur, enseignant, Etienne Robial est une grande figure du graphisme en France. Sa carrière exceptionnelle l’a conduit à explorer les diverses facettes du design graphique : des projets d’édition plus ou moins confidentiels à « l’habillage » de grandes chaînes de télévision telles Canal + et  M6, en passant par les versions successives du logo du PSG (Paris Saint-Germain).

Charte graphique du journal L’Équipe ; Conception du logo PSG ; Étapes de réalisation du logo de la FFBB ;

Films :

 - Canal +, HABILLAGE 3 2003 ; Musique : Stephane Saunier & Florent Barbier.

- 30 ans Canal +, ENTER THE « TYPOGRAPHIC » VOID ; Direction artistique Canal + ;

Hommage au générique d’ouverture du film de Gaspard Noé « Enter the void ». Libre adaptation et melting pot de logotypes ayant traversé trois décennies de télévision. Référence également à Etienne Robial qui a adopté le noir comme unique référence à l’écran.

Credits : LFO - « FREAK » (WARP MUSIC/EMI MUSIC PUBLISHING). Prêt de l’auteur.

Image
Expo
Texte

Alain Bar (1947-) Graveur France

De la beauté du geste sportif, le graveur Alain Bar retient la ligne pure. Il traque l’épure jusqu’à trouver le signe. Son langage graphique dit le mouvement  et la méditation. Plaque de cuivre et gravures.

Prêt de Fabrice Montoya.

Image
Expo
Texte

Pal Jean de Paléologue dit 1860-1942 Roumanie - France

L’affiche artistique naît en France entre les deux expositions universelles de 1889 à 1900. Paris, capitale des arts à cette époque dispose d’un impressionnant vivier d’artistes prêts à suivre les traces de Jules Chéret. Parmi eux, Pal, peintre et affichiste d’origine roumaine, installé à Paris à partir de 1893, réalise plusieurs centaines d’affiches mettant en scène de jeunes femmes plantureuses, notamment pour la vente de cycles. N’oublions pas que le vélo, synonyme d’émancipation est longtemps resté inaccessible aux femmes. La pratique du vélo par les femmes était jugée obscène à la fin du XIXe siècle.

Collection Dutailly, Ville de Chaumont.

--

Gosia Stolińska Małgorzata Stolińska dit (1987- ) Pologne

Après un diplôme en graphisme de l’Académie des beaux-arts de Gdańsk, Gosia Stolińska s’est spécialisée en graphisme, lithographie et édition à l’École supérieure d’art et de design de Marseille. Son style mêle le dessin à la main et la typographie avec le numérique. Les affiches présentées rendent hommage aux paysages empruntés par le Tour de France et aux « forçats de la route. »

Collection Centre du graphisme d’Échirolles.

Image
Expo
Texte

Hommage à Raymond Poulidor (1936-2019), héros contemporain disparu récemment.

Réalisation : Aéalle Séraudie, graphiste.

--

Alain Le Quernec (1944 - ) Vivez le vélo – se déplacer autrement - Quimper communauté, 2010 France

2009, la municipalité socialiste de Quimper lance un grand projet de réforme des transports avec pour objectif la modification des voies de communication urbaines. Le projet, combattu par l’opposition de droite au Conseil municipal, sera abandonné après la victoire de cette dernière aux élections municipales 2014. Les campagnes de communication relatives au projet et à l’enquête d’utilité publique ont été conçues par Alain Le Quernec. Elles témoignent de la place du vélo et des déplacements « doux » dans les collectivités territoriales qui relèvent le défi de la cause environnementale.

Collection Centre du graphisme d’Échirolles.

Image
Expo
Texte

ROLAND GARROS (1980-1992)

Valerio Adami (1935 - ) Peintre Italie © Valerio Adami - Galerie Lelong-FFT 1980

Eduardo Arroyo (1937 – 2018) Peintre, graveur, lithographe, sculpteur et décorateur de théâtre - Espagne © Eduardo Arroyo - Galerie Lelong-FFT 1981

Jean-Michel Folon (1934 - ) Aquarelliste, peintre, graveur et sculpteur - Belgique © Jean-Michel Folon - Galerie Lelong-FFT 1982

Vladimir Veličković (1935 – 2019) Peintre, dessinateur et graveur - Yougoslavie / Croatie © Vladimir Veličković - Galerie Lelong-FFT 1983

Gilles Aillaud (1928 – 2005) Peintre, auteur et scénographe - France © Gilles Aillaud - Galerie Lelong-FFT 1984

Jacques Monory (1924 – 2018) Artiste peintre - France © Jacques Monory - Galerie Lelong-FFT 1985

Jiří Kolář (1914 – 2002) Poète, écrivain, peintre et traducteur - Tchécoslovaquie / République Tchèque © Jiří Kolář - Galerie Lelong-FFT 1986

Gérard Titus-Carmel (1942 - ) Peintre, graveur, écrivain, poète et dessinateur - France © Gérard Titus-Carmel - Galerie Lelong-FFT 1987

Pierre Alechinsky (1927 – 2005) Peintre et graveur. Membre fondateur du groupe Cobra - Belgique © Pierre Alechinsky - Galerie Lelong-FFT 1988

Nicola De Maria (1954 - ) Artiste peintre - Italie © Nicola De Maria - Galerie Lelong-FFT 1989

Claude Garache (1930 - ) Peintre, graveur et lithographe - France © Claude Garache - Galerie Lelong-FFT 1990

Joan Miró (1893 – 1983) Peintre, sculpteur, graveur et céramiste - Espagne © Joan Miró - Galerie Lelong-FFT 1991

Affiche éditée à titre posthume. Décédé en 1983, Joan Miró n’avait pas pu réaliser l’affiche promise aux organisateurs de Roland-Garros. Ses ayants-droits l’ont fait pour lui en 1991, en utilisant une œuvre dont le mouvement et les couleurs orange et jaune leur évoquaient le tournoi.

Jan Voss (1936 - ) Peintre, aquarelliste, sculpteur, céramiste et graveur - Allemagne © Jan Voss - Galerie Lelong-FFT 1992

Image
Expo
Texte

ROLAND GARROS (1993-1999)

Jean Le Gac (1936 - ) Artiste peintre - France © Jean Le Gac - Galerie Lelong-FFT 1993

Ernest Pignon-Ernest (Ernest Pignon dit) (1942 - ) Artiste plasticien - France © Ernest Pignon-Ernest - Galerie Lelong-FFT 1994

Donald Lipski (1947 - ) Sculpteur - USA © Donald Lipski - Galerie Lelong-FFT 1995

Jean-Michel Meurice (1938 - ) Documentariste et artiste peintre - France © Jean-Michel Meurice - Galerie Lelong-FFT 1996

Antonio Saura (1930 – 1998) Peintre et écrivain - Espagne © Antonio Saura - Galerie Lelong-FFT 1997

Hervé Télémaque (1937 - ) Artiste peintre d’origine haïtienne - France © Hervé Télémaque- Galerie Lelong-FFT 1998

Antonio Segui (1934 - ) Artiste et collectionneur - Argentine © Antonio Segui - Galerie Lelong-FFT 1999

Image
Expo
Texte

ROLAND GARROS (2000-2010)

Antoni Tàpies (Antoni Tàpies i puig dit) (1923 – 2012) Peintre, sculpteur, essayiste et théoricien de l’art espagnol d’expression catalane - Espagne © Antoni Tàpies - Galerie Lelong-FFT 2000

Sean Scully (1945 - ) Peintre - Irlande / USA © Sean Scully - Galerie Lelong-FFT 2001

Arman (Armand Fernandez dit) (1928-2005) Peintre, sculpteur et plasticien - France / USA © Arman - Galerie Lelong-FFT 2002

Jane Hammond (1950 - ) Peintre, photographe et sculpteur - USA © Jane Hammond - Galerie Lelong-FFT 2003

Daniel Humair (1938 - ) Batteur, compositeur et peintre - Suisse © Daniel Humair - Galerie Lelong-FFT 2004

Jaume Plensa (1955 - ) Sculpteur et graveur - Espagne © Jaume Plensa - Galerie Lelong-FFT 2005

Günther Förg (1952 – 2013) Peintre, photographe et sculpteur - Allemagne © Günther Förg - Galerie Lelong-FFT 2006

Kate Shepherd (1961 - ) Peintre - USA © Kate Shepherd - Galerie Lelong-FFT 2007

Arnulf Rainer (1929 - ) Peintre - Autriche © Arnulf Rainer - Galerie Lelong-FFT 2008

Konrad Klapheck (1935 - ) Peintre et affichiste - Allemagne © Konrad Klapheck - Galerie Lelong-FFT 2009

Nalini Malani (1945 - ) Peintre - Pakistan / Inde © Nalini Malani - Galerie Lelong-FFT 2010

Image
Expo
Texte

ROLAND GARROS (2011-2019)

Barthélémy Toguo (1967 - ) Peintre, sculpteur et plasticien - Cameroun © Barthélémy Toguo - Galerie Lelong-FFT 2011

Hervé Di Rosa (1959 - ) Artiste peintre - France © Hervé Di Rosa - Galerie Lelong-FFT 2012

David Nash (1945 - ) Sculpteur - Royaume-Uni © David Nash - Galerie Lelong-FFT 2013

Juan Uslé (1954 - ) Peintre - Espagne © Juan Uslé - Galerie Lelong-FFT 2014

Du Zhen-Jun (1961 - ) Photographe, peintre et dessinateur - Chine © Du Zhenjun - Galerie Lelong-FFT 2015

Marc Desgrandchamps (1960 - ) Peintre et graveur - France © Marc Desgrandchamps-Galerie Lelong-FFT 2016

Vik Muniz (1961 - ) Créateur d’images, photographe - Brésil / USA © Vik Muniz-Galerie Lelong-FFT 2017

Fabienne Verdier (1962 - ) Peintre - France © Fabienne Verdier - Galerie Lelong & Co-FFT 2018

José Carlos Sicilia (1954 - ) - Espagne © José Maria Sicilia - Galerie Lelong & Co-FFT 2019

Image
Expo
Texte

Jules Chéret 1836-1932 France

A partir du milieu du XIXe siècle, le monde entre dans les temps modernes industriels. Les villes se développent à toute allure et les produits manufacturés font appel à la réclame pour assurer leur vente. La qualité artistique des affiches fait défaut et c’est à Jules Chéret, considéré comme le père de l’affiche artistique en France, que l’on doit l’impulsion déterminante. Né d’une famille d’artisans, de père typographe, il est placé en apprentissage chez un lithographe et suit des cours du soir à la Petite École, furture École nationale des arts décoratifs. Il part à  Londres en 1854 étudier les procédés industriels de la lithographie en couleur, puis crée sa propre imprimerie à Paris en 1866, où il installe des machines anglaises adaptées à des pierres de grand format. Une affiche nécessite autant de pierres que de couleurs élémentaires : rouge, jaune, et bleu. Un quatrième tirage est parfois nécessaire pour les nuances de gris. Jules Chéret compose ses affiches autour d’une couleur éclatante. Les dégradés et les nuances qui en découlent, donnent à l’ensemble un équilibre harmonieux. « La chérette », jeune femme séduisante en est le plus souvent le personnage central, comme dans les affiches Palais de glace. Champs Élysées. Manet verra en lui « le Watteau des rues ». Signe de sa notoriété, son œuvre sera présentée lors de l’exposition universelle de Paris de 1889.

Collection Dutailly, Le Signe, centre national du graphisme, Chaumont.

Image
Expo
Texte

Auguste Matisse (1866-1981) Chamonix – France 1924

Affiche du concours de La VIIIe olympiade à Chamonix, baptisée à posteriori Jeux Olympiques d’hiver, diffusée à 5 000 exemplaires. Lancés pour la première fois en 1924 à Chamonix, les Jeux Olympiques d’hiver sont nés de la volonté du CIO de contrer les Jeux du Nord (Nordiska Spelen) qui se déroulent en Suède depuis 1901. D’abord hostile, Pierre de Coubertin se rallie à l’idée que tous les sports doivent avoir leur place aux Jeux Olympiques. La « semaine internationale des sports d’hiver » qui se déroule en France depuis 1907 devient ainsi les premiers Jeux Olympiques d’hiver de 1924. L’affiche d’Auguste Matisse, sera plus tard considérée par le CIO comme l’affiche officielle de ce concours de La VIIIe olympiade et des premiers Jeux Olympiques d’hiver. La compagnie de chemin de fer P.L.M (Paris, Lyon, Marseille), qui participe aux financements des installations sportives, en est l’éditrice. Un aigle plane au-dessus d’une piste de bobsleigh sur fond de sommets alpins enneigés. La palme et la couronne de la victoire, reliées par un ruban bleu blanc rouge, sont enserrées dans ses griffes.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Jeux Olympiques d’Athènes Anonyme, 1896.

Les Jeux Olympiques d’Athènes de 1896 n’avaient pas d’affiche officielle, le visuel de la couverture du rapport officiel en fera office à posteriori. Les références à l’Antiquité y sont nombreuses. En haut, à gauche, figure la date 776 avant notre ère, habituellement attribuée aux premiers jeux antiques. La jeune femme, qui représente la déesse Athéna, se tient probablement sur le Mont Olympe devant une vue de l’Acropole et du stade panathénaïque du nom des jeux organisés en son hommage. Elle tient dans ses mains le rameau d’olivier pour le premier, le laurier pour le second,  récompenses décernées lors des jeux de 1896. Ce n’est qu’à partir des jeux de Stockholm de 1912 qu’une affiche officielle sera systématiquement produite par un comité d’organisation des Jeux Olympiques (COJO) et donnera lieu à un concours artistique. Chaque édition des Jeux Olympiques sera l’occasion d’une production multiple et diversifiée. L’affiche principale est celle conçue ou reconnue comme telle par le comité international Olympique (CIO).

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Ludwig Hohlwein (1874-1949) Garmisch-Partenkirchen, Allemagne 1936

Garmisch-Partenkirchen est pour le régime nazi la répétition des Jeux Olympiques de Berlin qui se dérouleront l’été suivant. Hitler, accompagné des hauts dignitaires du régime et du président du CIO Henri de Baillet-Latour, y est acclamé par 30 000 personnes aux cris de Heil Hitler. Les Jeux sont une formidable occasion de propagande. Le régime nazi entend montrer au monde entier que l’Allemagne est redevenue une nation riche et puissante. Ludwig Hohlwein réalise une affiche dans cet esprit. Son skieur, menton levé, regard vers l’horizon, bras tendu – mais dont la main est hors cadre, masquant ainsi ce que l’on devine être le salut nazi – tient ses skis de la main gauche. Cela pourrait tout aussi bien être un fusil d’assaut. « Le sport c’est la guerre, les fusils en moins » écrira Georges Orwell en 1945. L’affiche sera diffusée à plus de 100 000 exemplaires pour les grands formats en 13 langues différentes. Plus de 22 450 exemplaires en petit format en langue allemande. 200 000 affiches en 19 langues seront diffusées pour les Jeux d’été de Berlin, ainsi que d’innombrables cartes postales et des bulletins d’informations traduits en 14 langues.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Witold Gordon (1885-1968) Lake Placid, USA, 1932

Affiche pour les troisièmes Jeux Olympiques d’hiver diffusée à plus de 16 000 exemplaires en langues anglaise, française et allemande. 15 000 d’entre-elles, environ, seront principalement distribuées en Europe avec la collaboration d’American Express Company, de l’agence de voyage Thomas Cook, des lignes de chemin de fer et de navigation et de diverses autres agences de voyages. Le visuel de l’affiche souligne cet appel au tourisme. Lake Placid et les États-Unis ne sont qu’à un vol d’oiseau ou à un saut de ski. Une seconde affiche promouvant l’édition étasunienne des Jeux Olympiques d’hiver, sera diffusée à 20 000 exemplaires en Amérique du nord.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Hugo Laubi (1888-1959) Saint-Moritz, 1928

Affiche pour les deuxièmes Jeux Olympiques d’hiver diffusée à 12 000 exemplaires. Les drapeaux suisse et olympique flottent au-dessus d’un paysage enneigé qui évoque le canton suisse des Grisons. Le drapeau olympique flotte à l’égal du drapeau d’un État.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Lucien Gutman Skieurs engagez-vous 1944

La Ville de Grenoble est libérée le 22 août 1944. Dès le mois de septembre, une division alpine est créée pour encadrer les FFI des Alpes (Forces Françaises de l’Intérieur) composée de 4 demi-brigades dont l’une est basée à  Grenoble. L’affiche de Lucien Gutman datée de décembre 1944 appelle les skieurs à s’engager dans cette dernière afin de poursuivre la libération des territoires de l’occupant nazi jusqu’au cœur du IIIème Reich : Berlin où sera planté le drapeau français orné de la croix de Lorraine. L’emblème des forces françaises ralliées au Général De Gaulle a été adopté en opposition à la croix gammée hitlérienne. Les Jeux Olympiques d’hiver et d’été n’ont pas eu lieu en 1940 et 1944.

Collection Bernard Champelovier.

--

Knut Yran (1920-1998) Oslo, Norvège, 1952

Affiche diffusée à plus de 30 000 exemplaires, en 7 langues. Deux concours auront été nécessaires pour satisfaire le comité d’organisation.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Fritz Hellinger, graphiste, Keerl, photographe, Saint-Moritz, Suisse 1948

Retour aux Jeux Olympiques d’hiver à Saint-Moritz puis d’été à Londres après la Seconde Guerre mondiale. L’affiche de Fritz Hellinger est un feu d’artifice de flocons de neige multicolores et multiformes, à partir d’un épicentre solaire. Le soleil est le logotype de la station suisse depuis les années trente. Le flocon de neige sera souvent repris à l’avenir. Un avenir qui s’annonce radieux au couple de skieur à l’arrêt en bas de l’image.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Knollin Advertising Agency Squaw Valley, USA, 1960

Affiche diffusée à 57 228 exemplaires. Le flocon de neige stylisé emprunte à l’art géométrique. L’ombre portée donne l’impression d’un flocon qui se pose sur un tapis de neige.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Franco Rondinelli Cortina d’Ampezzo, Italie, 1956

Affiche éditée à 11 000 exemplaires. Franco Rondinelli inscrit le site de Cortina d’Ampezzo dans un flocon de neige stylisé.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Jean Brian (1911-1990) Grenoble, France, 1968

Affiche diffusée à 170 000 exemplaires. Les cinq continents symbolisés par les cinq cercles olympiques dévalent les pentes enneigées à toute vitesse. Les jeux de Grenoble seront suivis l’été par ceux de Mexico dans un monde en effervescence.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Wilhelm Jaruska (1916-2008) Innsbruck, Autriche, 1964

Affiche diffusée à près de 60 000 exemplaires, en 10 langues. Une affiche esthétique construite autour d’une branche de cristal de glace intégrant le logo olympique.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

Image
Expo
Texte

Arcabas  (1926-2018) Jean-Marie Pirot dit - Paix-Pax France

Peintre et sculpteur Jean-Marie Pirot signera Arcabas à partir de 1971. Il est surtout connu pour ses œuvres d’art sacré. Il livre une affiche trait d’union entre les jeux olympiques 1968 d’hiver de Grenoble et d’été de Mexico, réclamant la paix. L’époque est troublée. Les Etats-Unis sont embourbés au Vietnam ; Martin Luther King sera assassiné le 4 avril 1968.

Collection Musée Dauphinois.

--

Mexico ville Olympique capitale de la répression Anonyme 1968

Alors que s’achèvent les JO d’hiver à Grenoble, les regards se tournent vers Mexico qui accueillera les Jeux d’été du 12 au 22 octobre 1968. Le 2 octobre, une manifestation étudiante est durement réprimée par l’armée à Tlatelolco, quartier de Mexico. Il y aurait eu 325 morts selon «l’enquête prudente» du journal anglais The Guardian. Cela n’empêchera pas le Président du Mexique Gustavo Diaz Ordaz d’ouvrir les jeux sous la protection de l’armée. L’histoire retiendra l’image de Tommie Smith vainqueur du 200 mètres et de John Carlos, médaille de bronze, le poing levé ganté de noir, la tête baissée protestant contre les discriminations subies par les Africains-Américains aux États-Unis.

Collection Musée Dauphinois.

--

Arthur Zelger (1914-2004) Innsbruck, Autriche, 1976

Affiche diffusée à 11 000 exemplaires. Les jeux reviennent à Innsbruck après le désistement de Denver. L’affiche d’une grande sobriété, presque minimaliste, est construite autour du « i » d’Innsbruck qui se prolonge par l’évocation d’une piste de ski.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Takashi Kono (1906-1999) Sapporo, Japon, 1972

Affiche diffusée entre 30 et 40 000 exemplaires. C’est la première des 4 affiches éditées entre 1968 et 1971, qui est retenue par le CIO comme affiche officielle de ces jeux. Le soleil levant, le flocon de neige, le logo olympique sont insérés dans une sorte de kakemono au nom de Sapporo 72. Le triangle symbolise la montagne, la forme ovale une patinoire.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Radmila Jovandic, Laura Levi, graphistes - Sasa Levi, photographe Sarajevo, Yougoslavie, 1984

Affiche diffusée à 20 000 exemplaires. Rien ne laissait alors présager l’effondrement du bloc de l’Est, ni l’éclatement de la République fédérale socialiste de Yougoslavie. La guerre qui s’ensuivit de 1992 à 1995 causa la perte d’environ 5 000 civils.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Robert W. Whitney Lake Placid, USA, 1980

Affiche diffusée à 25 000 exemplaires. L’affiche est constituée de l’emblème officiel des jeux dessiné par le même auteur. Une double vasque olympique en dessous des deux derniers anneaux symbolise les jeux de 1932 et 1980 à Lake Placid.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Desgripes Gobé & Associés, Alain Doré Albertville, France, 1992

L’affiche semble avoir été dessinée en quelques coups de crayons, ce qui lui donne ce petit air poétique et spontané. Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Justason & Tavender, graphistes - Larry Fischer, photographe  Calgary, USA, 1988

L’emblème des jeux réalisé par Gary Pampa est au centre de l’affiche donnant à voir une photographie de la ville devant la chaîne des Rocheuses.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Axiom Design, Justin Reynolds Salt Lake, USA, 2002

Photographie du drapeau officiel de ces jeux flottant au-dessus du Mount Superior.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Aoba Masuteru (1939-2011) Nagano, Japon, 1998

L’affiche d’Aoba Masuteru exprime la volonté du COJO d’organiser des jeux qui soient en harmonie avec la nature. Le jour se lève sur une grive perchée sur un bâton de ski, comme un espoir de renouveau.

Collection Bernard Champelovier.

--

Design Gruppen 94 (Knut Harlem, Reidon Holtskog, Sarah Rosenbaum, Åsmund Sand & 200 c) Lillehammer, Norvège, 1994

L’affiche est conçue autour des gravures rupestres norvégiennes, et des pictogrammes des jeux s’en inspirent.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

Image
Expo
Texte

Armando Testa Advertising Agency & Toroc Turin, Italie, 2006

La Mole Antonelliana, haute de 167,50 m, était à l’origine destinée à être la synagogue de Turin. Après de multiples rebondissements elle abrite aujourd’hui le musée du cinéma. L’affiche déroule le monument comme une ombre portée, ou des pistes de ski aux couleurs olympiques. Armando Testa avait réalisé l’affiche officielle des jeux d’été de Rome 1960.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

Ben Hulse (1979- ) Vancouver, Canada, 2010

La feuille d’érable symbolise le Canada. La faune, la flore, les paysages de cette région du monde, incrustés dans une demi-feuille d’érable sont traités dans des nuances de vert et de bleu habituelles à Vancouver.

Collection Maison des Jeux Olympiques d’Albertville.

--

PyeongChang 2018 Ha Jong-Hoo

L’affiche reprend l’emblème des Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang 2018 dont le processus de création a été dirigé par Ha Jong-Hoo. L’affiche combine deux symboles de l’alphabet coréen, basés sur la première consonne des deux syllabes de PyeongChang, et les cinq couleurs cardinales coréennes qui sont aussi celles du drapeau olympique.

Collection Centre du graphisme d’Échirolles.

--

Sotchi 2014 Anonyme

L’affiche représente la situation particulière de la ville de Sotchi sur les bords de la mer Noire et au pied des contreforts du Caucase occidental. L’effet miroir produit par Sotchi et 2014 rappelle que la ville est un lieu de rencontre entre mer et montagne.

Collection Centre du graphisme d’Échirolles.

Image
Expo
Texte

Philippe Guillotel (1955 - ) France Artiste plasticien et costumier Alberville 1992

Après avoir participé au défilé du bicentenaire de la Révolution (1989) mis en scène par Jean-Paul Goude, Philippe Guillotel dessine les costumes des cérémonies d’ouverture et de clôture des J.O d’Albertville (1992) mises en scène par le danseur, chorégraphe et cinéaste Philippe Decouflé. Une centaine de circassiens et de danseurs évolue sur le thème du geste sportif et dans des costumes conçus sur le motif de la transformation de l’eau en vapeur puis en neige. La chorégraphie revisite les danses traditionnelles savoyardes sur un répertoire musical populaire devant 35 000 spectateurs. La retransmission télévisuelle lui assure un succès planétaire auprès de 2 milliards de téléspectateurs. Depuis Albertville, ces cérémonies ont abandonné le côté officiel et désuet pour devenir des spectacles à part entière. Les costumes imaginés par Philippe Guillotel s’inspirent du ballet triadique créé en 1922 par Oskar Schlemmer (1888-1943). Ce dernier fidèle à l’école du Bauhaus, où il enseigna de 1921 à 1929, créa une chorégraphie picturale transgressant les frontières artificielles établies entre beaux-arts, arts appliqués et arts du spectacle.

Image
Expo
Texte

Philippe Guillotel (1955 - ) France Artiste plasticien et costumier Alberville 1992

Après avoir participé au défilé du bicentenaire de la Révolution (1989) mis en scène par Jean-Paul Goude, Philippe Guillotel dessine les costumes des cérémonies d’ouverture et de clôture des J.O d’Albertville (1992) mises en scène par le danseur, chorégraphe et cinéaste Philippe Decouflé. Une centaine de circassiens et de danseurs évolue sur le thème du geste sportif et dans des costumes conçus sur le motif de la transformation de l’eau en vapeur puis en neige. La chorégraphie revisite les danses traditionnelles savoyardes sur un répertoire musical populaire devant 35 000 spectateurs. La retransmission télévisuelle lui assure un succès planétaire auprès de 2 milliards de téléspectateurs. Depuis Albertville, ces cérémonies ont abandonné le côté officiel et désuet pour devenir des spectacles à part entière. Les costumes imaginés par Philippe Guillotel s’inspirent du ballet triadique créé en 1922 par Oskar Schlemmer (1888-1943). Ce dernier fidèle à l’école du Bauhaus, où il enseigna de 1921 à 1929, créa une chorégraphie picturale transgressant les frontières artificielles établies entre beaux-arts, arts appliqués et arts du spectacle.

Image
Expo
Texte

Montparnasse Revue de Littérature et d’Art 1914. Puis 1921-1930

Première parution de la revue Montparnasse le 20 juin 1914 à un rythme bimensuel rapidement interrompu par la Grande Guerre. Elle reparaît en 1921 sous la forme de gazette hebdomadaire co-dirigée par  l’écrivain Paul Husson et Géo-Charles – Charles Louis Prosper Guyot, écrivain et critique d’art de son état. Plus d’une centaine d’artistes et écrivains s’y croisent durant les années folles. Certains illustrent ses couvertures et ses pages par des gravures sur bois. Metzinger, Gleizes, Monteiro, Masereel, Rij Rousseau sont de ceux-là. En 1924, Géo-Charles remporte le premier prix au concours d’art des Jeux Olympiques de Paris, avec Jeux Olympiques, une ode au sport. La collection d’œuvres d’art qu’il a constituée est aujourd’hui conservée au Musée Sport-Culture Géo-Charles à Échirolles créé à l’occasion de la donation de Lucienne Géo-Charles en 1982. La revue Montparnasse, également conservée dans son intégralité au musée, a été réimprimée en 2002 grâce au soutien des financeurs publics et des éditions cent pages. Les gazettes présentées de gauche à droite sont datées du 1er octobre 1924, 1er mars 1926, 1er février 1924.

Collection particulière.

Image
Expo
Texte

L’URSS en construction - Revue mensuelle illustrée Design artistique Alexander Rodtchenko (1891-1956) Varvara Stepanova (1894-1958)

Alexander Rodtchenko est peintre, sculpteur, photographe et designer. Il est l’un des fondateurs du constructivisme russe et a influencé le design russe et l’art de la photographie. Il enseigna, comme la plupart des artistes de l’avant-garde russe, dans les écoles créées par la Révolution jusqu’à leur suppression en 1930. Varvara Stepanova est peintre, poétesse, illustratrice, designer, typographe, décoratrice de théâtre. Ils ont été chargés de la direction artistique de plusieurs numéros de la revue mensuelle l’URSS en construction. Éditée jusqu’en 1950 en russe, anglais, français et allemand, sa mission était de « montrer les succès de l’édification socialiste (...) ». On devine l’empreinte du constructiviste Rodtchenko dans la mise en page. Les exemplaires présentés sont datés de 1938. Numéros 4 et 11-12.

Prêt de Jean-Noël Zanetti.